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Protéines : définition, formes courantes et critères de choix

Publié · Vérifié automatiquement par rapport aux sources · Par Tigoo redaktionSupplements

Réponse courte

Une protéine est une chaîne d’acides aminés que l’organisme utilise pour fabriquer ses propres protéines, notamment celles nécessaires à la croissance et à l’entretien des tissus. Pour choisir un produit, examinez votre apport total en protéines sur la journée, la quantité de protéines par portion, la liste des ingrédients, les informations sur les allergènes et la forme que vous utiliserez réellement.

Faits rapides

  • Les protéines alimentaires sont constituées d’acides aminés.
  • Neuf acides aminés sont indispensables et doivent provenir de l’alimentation.
  • Pour les adultes en bonne santé, l’EFSA fixe un apport de référence pour la population de 0,83 g/kg de poids corporel/jour.
  • Les objectifs d’apport en protéines portent sur la journée entière, et non sur une mesure de poudre ou un seul repas.
  • La whey, la caséine, le soja, l’œuf et les mélanges de protéines végétales peuvent différer par leur composition et leur digestibilité.
  • Vérifiez la teneur en protéines pour 100 g et par portion, ainsi que la liste complète des ingrédients du produit fini.
Protéines : définition, formes courantes et critères de choix

Qu’est-ce qu’une protéine et à quoi sert-elle ?

Une protéine est une chaîne d’acides aminés

Les protéines alimentaires sont constituées d’acides aminés. Lors de la digestion, ces acides aminés sont libérés et servent à fabriquer les protéines de l’organisme, notamment celles nécessaires à la croissance et à l’entretien des tissus. L’EFSA souligne également que les protéines alimentaires fournissent de l’azote et de l’énergie : elles ne sont donc pas uniquement un nutriment « pour les muscles ». EFSA Dietary Reference Values summary report

Neuf acides aminés sont indispensables : l’histidine, l’isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, le tryptophane et la valine. « Indispensable » signifie que l’organisme doit les obtenir par l’alimentation. C’est pourquoi deux aliments contenant la même quantité de protéines, en grammes, peuvent néanmoins différer par l’utilité de leur profil en acides aminés. L’EFSA sur les acides aminés indispensables et la qualité des protéines

Ce que vous mangezCe qui se passePourquoi c’est important
Protéines alimentairesLa digestion libère des acides aminésCes acides aminés servent à fabriquer les protéines de l’organisme
Protéines alimentaires de compositions différentesLa digestibilité et le profil en acides aminés varientCertaines associations, comme les légumineuses et les céréales, peuvent fournir une bonne répartition des acides aminés indispensables

À quoi l’organisme utilise-t-il les protéines ?

Le document source décrit des protéines qui jouent un rôle dans le système immunitaire, comme les immunoglobulines, et des protéines qui se lient aux métaux, comme la lactoferrine. Il indique aussi que les protéines de lactosérum ont des actions physiologiques spécifiques dans les systèmes immunitaire et digestif.

Les protéines alimentaires fournissent les acides aminés que l’organisme utilise pour fabriquer ses propres protéines.

Pourquoi les protéines sont-elles importantes pour tous ?

Une erreur fréquente consiste à penser que les protéines ne concernent que les sportifs. La vraie question n’est donc pas de savoir si les protéines sont importantes, mais si votre alimentation globale fournit suffisamment des acides aminés que votre organisme ne peut pas fabriquer lui-même. L’EFSA sur les fonctions des protéines et les carences

De quelle quantité de protéines avez-vous réellement besoin ?

Pour les adultes en bonne santé, l’EFSA fixe un besoin moyen de 0,66 g/kg de poids corporel/jour et un apport de référence pour la population de 0,83 g/kg/jour ; les Nordic Nutrition Recommendations 2023 utilisent les mêmes valeurs pour les adultes, et le NIH ODS cite un apport nutritionnel recommandé (RDA) de 0,8 g/kg/jour pour les adultes aux États-Unis. Pour un adulte de 70 kg, cela représente environ 46 g/jour à 0,66 g/kg, 58 g/jour à 0,83 g/kg et 56 g/jour à 0,8 g/kg. Il s’agit des apports totaux sur la journée provenant de l’alimentation, et non de la quantité contenue dans une mesure de poudre ou dans un seul repas. EFSA DRVs summary report Nordic Nutrition Recommendations 2023 NIH ODS exercise and athletic performance fact sheet

De quelle quantité de protéines avez-vous réellement besoin ?
Pour les adultes en bonne santé, l’EFSA fixe un besoin moyen de 0.
Poids corporel0,66 g/kg/jour0,83 g/kg/jour0,8 g/kg/jour
50 kg33 g/jour42 g/jour40 g/jour
70 kg46 g/jour58 g/jour56 g/jour
90 kg59 g/jour75 g/jour72 g/jour

Calculs fondés sur les valeurs pour adultes citées par l’EFSA, les Nordic Nutrition Recommendations et le NIH. EFSA DRVs summary report Nordic Nutrition Recommendations 2023 NIH ODS exercise and athletic performance fact sheet

Personnes âgées : des valeurs plus élevées pour planifier l’alimentation

Selon les Nordic Nutrition Recommendations (NNR), les données sont insuffisantes pour relever le besoin moyen des personnes âgées ; leur apport de référence pour les adultes reste donc fixé à 0,83 g/kg/jour. Séparément, pour planifier l’alimentation de groupes de personnes âgées, les NNR suggèrent que les protéines représentent 18 % de l’énergie, soit environ 1,2 g/kg/jour, afin de contribuer à prévenir le déclin des capacités physiques. Pour une personne âgée de 70 kg, cela représente environ 84 g/jour. EFSA DRVs summary report Nordic Nutrition Recommendations 2023

Les personnes actives prévoient souvent un apport supérieur à l’apport de référence pour les adultes

Le NIH ODS résume les données en nutrition sportive par une fourchette d’environ 1,2 à 2,0 g/kg/jour, et l’International Society of Sports Nutrition indique 1,4 à 2,0 g/kg/jour pour la plupart des adultes qui pratiquent une activité physique et cherchent à développer ou à maintenir leur masse musculaire. Pour 70 kg, cela représente environ 84 à 140 g/jour selon la fourchette de l’ODS, ou 98 à 140 g/jour selon celle de l’ISSN. Une méta-analyse de 49 essais d’entraînement en résistance portant sur 1 863 adultes en bonne santé a constaté que les compléments apportaient en moyenne 0,30 kg de masse non grasse supplémentaire, sans gain supplémentaire de masse non grasse au-delà d’environ 1,62 g/kg/jour de protéines au total. NIH ODS exercise and athletic performance fact sheet ISSN position stand on protein and exercise Protein supplementation and resistance training meta-analysis

Les objectifs d’apport en protéines correspondent à des quantités totales quotidiennes : un repas ou une portion de complément ne représente qu’une partie de l’ensemble.

L’ISSN suggère environ 0,25 g/kg de protéines de haute qualité, ou 20 à 40 g par portion, à intervalles d’environ 3 à 4 heures pour les adultes qui pratiquent une activité physique. Il s’agit d’un conseil pratique en nutrition sportive, et non d’une règle imposant des repas identiques. Lorsque l’apport énergétique total est plus faible, il devient plus facile de ne pas atteindre son apport quotidien en protéines. Les calculs à partir de l’étiquette doivent donc toujours commencer par la journée entière plutôt que par une seule boisson protéinée. ISSN position stand on protein and exercise NIH ODS exercise and athletic performance fact sheet

Quels aliments fournissent le plus de protéines ?

Aliments d’origine animale : des protéines concentrées dans de plus petites portions

Les aliments d’origine animale présentent généralement un profil riche en acides aminés indispensables et une digestibilité élevée. Mais tous les produits laitiers ne se valent pas : l’EFSA souligne que la composition en acides aminés et la digestibilité varient selon les aliments, et l’ODS explique que la caséine libère les acides aminés plus lentement que les protéines de lactosérum. Dans une petite étude chez l’humain utilisant des traceurs, citée par l’EFSA, la digestibilité du tryptophane était d’environ 90 à 96 % dans les œufs, le poulet et le lait de chèvre, contre environ 68 à 75 % dans les haricots mungo, les pois chiches et les petits pois. Cette étude porte sur un seul acide aminé et sur quelques personnes par aliment : ses résultats ne doivent donc pas être interprétés comme une note globale de qualité des protéines pour chaque repas ou chaque aliment d’une catégorie. EFSA dietary reference values summary report

Pour estimer rapidement les quantités par portion, le tableau archivé de l’USDA sur les protéines indique 6,25 g de protéines pour un gros œuf poché et 7,05 g pour deux tranches de blanc de poulet rôti au four et sans matières grasses. Ces quantités correspondent aux portions préparées indiquées, et non à 100 g. USDA protein table

Aliments d’origine végétale : une qualité variable, mais des associations utiles

Les protéines végétales ne forment pas une catégorie uniforme. L’EFSA souligne que des associations comme les légumineuses et les céréales peuvent fournir une bonne répartition des acides aminés indispensables. C’est pourquoi la complémentarité des aliments compte lorsqu’on compose des repas à base de végétaux. La même revue de l’EFSA met également en garde contre l’idée d’attribuer une valeur de digestibilité unique à toutes les protéines végétales. EFSA dietary reference values summary report

Cette différence se retrouve dans les aliments courants. Selon un tableau de diététique hospitalière, 100 g de lentilles cuites apportent 7,8 g de protéines, 120 g de haricots rouges en conserve égouttés en apportent 9,3 g, 120 g de pois chiches en conserve égouttés en apportent 4 g, et 100 g de quinoa cuit en apportent 5,8 g. Les aliments à base de soja sont plus concentrés : 120 g d’edamame apportent 16 g de protéines, 100 g de tofu en apportent 16,5 g et 100 g de tempeh en apportent 20 g. Les fruits à coque et les graines contribuent aussi à l’apport en protéines, mais sont plus caloriques : 30 g de noix de cajou, de cacahuètes ou de pistaches apportent 5 à 8 g de protéines, tandis que 25 g de graines en apportent 6,5 g. University Hospitals Sussex NHS Foundation Trust food table

La concentration en protéines n’est pas la même chose que la densité calorique : le tofu, le tempeh et l’edamame apportent plus de protéines par portion que les fruits à coque, les graines ou les céréales, même lorsque leurs apports caloriques sont similaires.

Comment estimer l’apport d’une portion sans complément

AlimentPortion type indiquée dans la sourceProtéinesCalories
Gros œuf poché1 gros œuf, partie comestible6,25 gNon indiqué
Blanc de poulet rôti au four, sans matières grasses2 tranches7,05 gNon indiqué
Lentilles100 g cuites7,8 g86 kcal
Edamame (fèves de soja)120 g16 g188 kcal
Tofu100 g16,5 g148 kcal
Tempeh100 g20 g200 kcal
Quinoa100 g cuit5,8 g149 kcal
Graines25 g6,5 g140 kcal

Si vous privilégiez les aliments, prenez l’habitude de regarder la quantité de protéines correspondant à la portion que vous mangez réellement, plutôt qu’une liste d’ingrédients bruts ou une valeur pour 100 g qui ne correspond pas à la portion dans votre assiette. USDA protein table University Hospitals Sussex NHS Foundation Trust food table

Quelles sont les différentes formes de compléments protéinés ?

Les compléments protéinés ne sont pas un seul et même ingrédient présenté dans différents pots. Une revue consacrée au lactosérum indique également que ses protéines peuvent être utilisées comme compléments à part entière ou comme ingrédients dans des aliments transformés revue sur le lactosérum.

Quelles sont les différentes formes de compléments protéinés ?
Les compléments protéinés ne sont pas un seul et même ingrédient présenté dans différents pots.

Protéines du lait : lactosérum, caséine et mélanges

Parmi les protéines de lactosérum, les termes « concentré », « isolat » et « hydrolysat » ne sont pas de simples appellations commerciales. Une revue comparative fait état de différences dans les solides du sérum, la composition en protéines et les propriétés fonctionnelles telles que la solubilité, la gélification, la stabilité de la mousse, l’hydratation, la diffusion et l’adsorption revue sur la transformation du lactosérum. C’est pourquoi deux produits à base de lactosérum peuvent se comporter différemment lorsqu’on les mélange, avant même de tenir compte des arômes ou des ingrédients ajoutés. La caséine est l’autre grande protéine du lait ; dans l’essai mentionné plus haut, elle est associée à une hausse plus lente des acides aminés après un repas que le lactosérum essai mené auprès de personnes âgées.

Protéines végétales et mélanges végétaliens

Les protéines végétales ne constituent pas une catégorie uniforme. L’EFSA indique que les aliments diffèrent par leur composition en acides aminés indispensables et leur digestibilité, et que des associations comme les légumineuses et les céréales peuvent offrir une bonne répartition des acides aminés indispensables EFSA Dietary Reference Values summary. C’est le principe des préparations végétaliennes qui associent plusieurs sources : elles cherchent à combiner ces sources plutôt qu’à dépendre d’un seul ingrédient végétal. Si vous comparez des préparations à base de soja, de pois ou de riz, considérez-les comme des options végétales et comparez la liste des ingrédients, la taille de la portion et la quantité totale de protéines, pas seulement la face avant de l’emballage.

Formats pratiques et différences à prendre en compte

Les protéines ne sont pas vendues uniquement en poudre. La revue sur le lactosérum décrit l’utilisation d’ingrédients protéinés dans des aliments transformés et mentionne également des produits comme les gels laitiers à base de lactosérum et les boissons fermentées le lactosérum dans les préparations alimentaires. Pour choisir un produit, les différences pratiques sont celles que vous pouvez constater : se dissout-il bien, est-il plutôt liquide ou plutôt épais, et quelle proportion du produit fini est réellement constituée de protéines après l’ajout d’arômes et d’autres ingrédients ? Consultez l’étiquette pour vérifier la quantité de protéines par portion, la taille de la portion en grammes et l’ensemble des informations nutritionnelles, notamment les sucres, les graisses saturées et le sel règles de l’UE relatives à l’information sur les denrées alimentaires.

Le lactose est l’un des principaux facteurs de tolérance à prendre en compte pour les produits à base de lait. Selon le NIDDK, de nombreuses personnes intolérantes au lactose tolèrent environ 12 g de lactose sans symptômes ou avec seulement des symptômes légers, mais la tolérance réelle varie selon les personnes et les produits recommandations du NIDDK sur le lactose. Il faut donc évaluer une poudre à base de lait, une boisson prête à consommer ou une barre d’après sa propre liste d’ingrédients, et non d’après le nom affiché sur la face avant.

Quelles allégations de santé les produits protéinés peuvent-ils légalement porter ?

Quelle condition le produit doit-il remplir au préalable ?

Ces allégations ne peuvent être utilisées que si l’aliment est au moins une source de protéines. EUR-Lex 2011/1169

CatégorieFormulation exacteCondition
Allégation de santéAu moins une source de protéines
Allégation de santéAu moins une source de protéines
Allégation de santéAu moins une source de protéines
Allégation de santé concernant les enfants« Les protéines sont nécessaires à une croissance et à un développement osseux normaux des enfants. »Au moins une source de protéines
Allégation nutritionnelle« source de protéines »Au moins 12 % de l’énergie provenant des protéines
Allégation nutritionnelle« riche en protéines »Au moins 20 % de l’énergie provenant des protéines

Ce que l’allégation prouve, et ce qu’elle ne prouve pas

Ces formulations autorisées décrivent la contribution des protéines aux fonctions normales de l’organisme ; elles ne prouvent pas, à elles seules, qu’un produit donnera de meilleurs résultats que les aliments, ni qu’une poudre permettra automatiquement d’obtenir le résultat souhaité. Les résultats de la recherche et l’autorisation légale sont deux questions distinctes : une revue systématique de 49 études sur l’entraînement en résistance, portant sur 1 863 adultes en bonne santé, a relevé des gains moyens de masse non grasse de 0,30 kg avec une supplémentation en protéines. Ce résultat relève toutefois de la recherche et ne constitue pas une allégation supplémentaire autorisée sur l’étiquette. méta-analyse sur l’entraînement en résistance publiée sur PubMed

Lisez d’abord la formulation autorisée exacte, puis vérifiez dans les informations nutritionnelles que le produit atteint le seuil requis en protéines.

Comment lire les arguments commerciaux avec un regard critique

Même si la formulation correspond, l’allégation ne peut être utilisée que si le produit remplit également la condition nutritionnelle requise. EUR-Lex 2012/432 EUR-Lex 2011/1169

Comment choisir un produit protéiné ?

Commencez par les chiffres du produit fini

Comparez la quantité de protéines pour 100 g et la quantité de protéines par portion avant de regarder la face avant de l’emballage. Les termes de transformation comme « concentré », « isolat » et « hydrolysat » décrivent la façon dont un ingrédient issu du lactosérum a été fabriqué ; ils ne garantissent rien quant au contenu du pot fini. Une revue des produits à base de lactosérum fait état d’environ 30–89 % de protéines dans les concentrés de lactosérum, de plus de 90 % dans les isolats et d’environ 80 % de protéines dans les hydrolysats de lactosérum ; dans la même revue, la poudre de lactosérum est décrite comme contenant 8–12 % de protéines et plus de 70 % de lactose. Ces chiffres décrivent des ingrédients : l’étiquette du produit que vous achetez reste donc la référence la plus importante.

Comment choisir un produit protéiné ?
Comparez la quantité de protéines pour 100 g et la quantité de protéines par portion avant de regarder la face avant de l’emballage.
Point à vérifier sur l’étiquetteCe qu’il faut regarderEn quoi c’est utile
Protéines pour 100 gLa teneur en protéines indiquée pour le produit dans son ensemblePermet de comparer des pots dont les dosettes n’ont pas la même taille
Protéines par portionLa quantité apportée par une portion ou une dosetteIndique la quantité que vous êtes effectivement susceptible d’utiliser
Source de protéinesUne désignation claire, comme lactosérum, caséine, soja, œuf ou mélange de protéines végétalesFacilite la comparaison du produit avec vos préférences

Lisez ensemble la liste des ingrédients et les informations sur les allergènes

Consultez la liste des ingrédients pour savoir ce que le produit contient en plus de la source de protéines : édulcorants, matières grasses, sel, arômes et épaississants influencent tous le goût de la poudre, la façon dont elle se mélange et sa place dans vos habitudes. Concernant les allergies, la FDA exige que les principaux allergènes utilisés comme ingrédients soient indiqués sur les étiquettes alimentaires concernées, par exemple « lactosérum (lait) », tandis que les mentions de précaution relatives aux contacts croisés ne sont pas obligatoires.

Si la face avant de l’emballage paraît impressionnante mais que les informations détaillées sont vagues, fiez-vous à ces dernières.

Vérifiez la qualité avant de vous fier au nom d’une marque

Pour les produits destinés aux sportifs, l’Office of Dietary Supplements du NIH avertit que certains compléments visant à améliorer les performances contiennent des substances non déclarées ou illégales. Il conseille de vérifier que le produit porte la marque officielle de l’organisme certificateur et figure dans la liste publiée par celui-ci ; ce type de certification concerne la recherche de substances interdites, et ne prouve pas qu’une protéine est meilleure qu’une autre. Consultez les recommandations du NIH destinées aux consommateurs sur les contrôles des compléments.

Comparez les produits selon leur rapport qualité-prix, leur tolérance et l’adéquation de leur format à vos besoins, plutôt qu’en fonction de la seule réputation de la marque. Un produit plus petit, dont la liste d’ingrédients est plus claire et qui apporte la quantité de protéines que vous recherchez réellement, peut être un meilleur achat qu’un grand pot aux promesses plus voyantes. Si deux options apportent une quantité similaire de protéines par portion, les critères décisifs sont souvent les informations sur les allergènes, les édulcorants utilisés et la probabilité que vous utilisiez régulièrement une poudre, une boisson à préparer ou un autre format.

Comment et quand consommer des protéines ?

Commencez par la quantité quotidienne totale, puis répartissez-la

Pour les adultes en bonne santé, l’apport de référence pour la population établi par l’EFSA est de 0,83 g de protéines/kg de poids corporel/jour. Les Nordic Nutrition Recommendations 2023 retiennent le même chiffre, avec un besoin moyen de 0,66 g/kg/jour. Pour de nombreux adultes actifs, la prise de position de l’ISSN sur les protéines et l’exercice évoque une fourchette pratique de 1,4–2,0 g/kg/jour en nutrition sportive. La façon la plus simple d’utiliser ces informations consiste à répartir vos apports sur la journée, plutôt qu’à tenter de « rattraper » un manque avec une seule portion démesurée.

Une revue comparant la prise de protéines avant et après un exercice de résistance n’a constaté aucune différence importante dans l’évolution de la masse maigre dans les études retenues. Pour la plupart des personnes, la fenêtre étroite après l’entraînement compte donc moins que l’apport sur l’ensemble de la journée.

Utilisez les compléments lorsqu’ils vous facilitent le plus la vie

Quand un apport en protéines est utileComment faire en pratiqueCe qu’indiquent les données
Le petit-déjeuner est légerAjoutez une portion d’aliment ou de poudre pour combler le manqueLes exemples de l’USDA comprennent 25,61 g dans 3 oz de blanc de dinde cuit, 21,76 g dans 1/2 tasse de tofu ferme préparé avec du calcium, 15,13 g dans 1 tasse de haricots noirs cuits et 6,25 g dans un gros œuf poché
Autour de l’entraînementConsidérez une boisson protéinée comme un élément de la journée, et non comme toute votre stratégieLa revue sur le moment de la prise n’a trouvé aucun avantage significatif à consommer des protéines avant plutôt qu’après l’exercice, ou inversement
Repas ou collations pris à la hâteChoisissez le format que vous consommerez effectivement de façon régulièreLa poudre protéinée est une solution pratique, pas un substitut à une alimentation variée

Vous pouvez mélanger une poudre protéinée dans une boisson, l’incorporer à un yaourt, l’ajouter à des flocons d’avoine ou à un smoothie, ou la consommer en collation lorsqu’il n’est pas pratique de manger autre chose. C’est une façon de combler un manque, pas une solution miracle.

La quantité totale de protéines consommée chaque jour et sa répartition régulière comptent davantage que la recherche du moment idéal autour d’une séance d’entraînement.

Erreurs courantes à éviter

  • Compter sur une seule grosse portion au lieu de répartir les apports tout au long de la journée.
  • Remplacer les repas habituels et une alimentation variée par une boisson protéinée.
  • Attendre des compléments seuls qu’ils développent les muscles, sans entraînement ni alimentation globalement de qualité.

Pour retenir la règle la plus pratique, consommez des protéines lorsque cela vous aide à atteindre régulièrement votre objectif quotidien, puis faites en sorte que repas et compléments se complètent plutôt que de les opposer.

Qui doit faire preuve de prudence avec les protéines ?

Les protéines ne sont pas le principal sujet de préoccupation pour tout le monde ; les principales raisons d’être prudent sont une maladie préexistante, l’étape de la vie, les médicaments, les allergies et les produits qui contiennent autre chose que des protéines. En cas de maladie rénale chronique, le NIDDK indique que les besoins nutritionnels évoluent à mesure que la maladie progresse et qu’il n’existe pas de régime alimentaire unique adapté à tous. Ses recommandations cliniques décrivent un apport de 0,8 g/kg/jour comme suffisant et non excessif, les besoins pouvant parfois augmenter pendant la dialyse. La page consacrée à l’alimentation en cas de maladie rénale chronique indique aussi qu’il peut être nécessaire de surveiller les calories, les liquides, le phosphore et le potassium à mesure que la maladie progresse. Lire les recommandations du NIDDK sur la maladie rénale chronique

GroupePourquoi faire preuve de prudenceMesure pratique
Personnes atteintes de maladie rénale chroniqueLes besoins en protéines peuvent varier selon le stade de la maladie et la dialyseSuivre un programme personnalisé établi avec l’équipe soignante spécialisée en néphrologie
Femmes enceintes ou allaitantes, enfantsLes besoins propres à ces étapes de la vie diffèrent des objectifs d’entraînement des adultesSuivre les recommandations adaptées à l’âge ou à l’étape de la vie
Médicaments et ingrédients ajoutésCertains compléments ne contiennent pas uniquement des protéines ; la liste complète des ingrédients peut avoir son importanceFaire examiner le produit dans son ensemble par un professionnel de santé ou un pharmacien

Allergies et étiquettes des produits

Le lactosérum et la caséine proviennent du lait, et la FDA exige que les principaux allergènes utilisés comme ingrédients soient indiqués sur les étiquettes concernées, par exemple lactosérum (lait). Les mentions de précaution relatives aux contacts croisés ne sont pas obligatoires. Les personnes allergiques au lait, au soja, aux œufs, aux fruits à coque ou à d’autres substances doivent donc consulter l’étiquette du produit précis, et non se fier uniquement à son nom sur la face avant de l’emballage. Règles de la FDA sur l’étiquetage des allergènes alimentaires

En cas de prise de médicaments ou de situations particulières

Le NHS indique qu’un repas riche en protéines peut réduire l’absorption de la lévodopa chez certaines personnes prenant du co-beneldopa ; le moment de la prise peut donc avoir son importance pour ce médicament. Si vous prenez un médicament, la démarche la plus sûre consiste à examiner le produit dans son ensemble et ses autres ingrédients avant de modifier sensiblement votre apport en protéines. Conseils du NHS sur le co-beneldopa

Pour les enfants, l’EFSA et les Nordic Nutrition Recommendations préconisent des apports adaptés à l’âge et à l’étape de la vie plutôt que des objectifs d’entraînement pour adultes. L’EFSA ajoute 1, 9 et 28 g/jour respectivement pendant les premier, deuxième et troisième trimestres de la grossesse, ainsi que 19 g/jour pendant les six premiers mois d’allaitement, puis 13 g/jour par la suite. Les NNR 2023 donnent pour les enfants des valeurs telles que 1,05 g/kg/jour entre 1 et 3 ans.

Sécurité et précautions

Les personnes atteintes d’une maladie rénale chronique, les personnes enceintes ou qui allaitent, les enfants, ainsi que les personnes ayant des allergies ou prenant des médicaments devraient demander un avis personnalisé avant de modifier leur apport en protéines ou d’utiliser un complément. Le produit peut contenir autre chose que des protéines : vérifiez donc la liste complète des ingrédients et les informations sur les allergènes, et consultez un professionnel de santé ou un pharmacien si vous prenez des médicaments ou avez un problème de santé.

Si vous achetez un produit pour un enfant ou si vous êtes enceinte ou allaitez, suivez des recommandations adaptées à l’âge ou à cette période de la vie plutôt que des objectifs sportifs destinés aux adultes.

Compléments contenant les substances de l'article

Comparer la composition, la dose et le prix

Questions fréquentes

Comment conserver une poudre protéinée après ouverture ?

L’article ne donne pas de règle de conservation précise pour une poudre ouverte. Il porte sur la lecture de l’étiquette : consultez donc les instructions figurant sur l’emballage pour connaître les conditions de conservation.

Peut-on utiliser une poudre protéinée dans des recettes cuites au four ?

L’article mentionne la possibilité de mélanger la poudre protéinée à une boisson, à du yaourt, à des flocons d’avoine ou à une boisson aux fruits mixés, ou de la consommer en collation. Il n’aborde pas spécifiquement la cuisson au four : si vous souhaitez l’essayer dans des recettes, suivez les indications du produit.

Faut-il réfrigérer une boisson protéinée après l’avoir préparée ?

L’article ne précise pas si une boisson protéinée préparée doit être réfrigérée. Vérifiez l’étiquette du produit et suivez les instructions du fabricant pour la forme précise que vous achetez.

Peut-on mélanger une poudre protéinée à une boisson chaude ?

L’article ne mentionne pas les boissons chaudes. Il indique seulement que la poudre protéinée peut être mélangée à une boisson, incorporée à du yaourt, ajoutée à des flocons d’avoine ou à une boisson aux fruits mixés, ou consommée en collation lorsque manger des aliments est peu pratique.

Sources

  1. Dietary Reference Values for nutrients Summary report (lien externe)
  2. NORDIC NUTRITION RECOMMENDATIONS 2023 (lien externe)
  3. EUR-Lex: EUR-Lex - 02012R0432-20250820 - EN (lien externe)
  4. EUR-Lex: Regulation - 1169/2011 - EN - Food Information to Consumers Regulation (lien externe)
  5. EFSA: EFSA sets population reference intakes for protein (lien externe)
  6. Dietary Supplements for Exercise and Athletic Performance - Health Professional Fact Sheet (lien externe)
  7. Healthy Eating for Adults with Chronic Kidney Disease - NIDDK (lien externe)
  8. Food as Treatment - Dairy Free and Vegan  - University Hospitals Sussex NHS Foundation Trust (lien externe)

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